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Faible érection due à la prostatite. Un souci de prostate peut-il entraîner des troubles sexuels?

Mots clés : dysfonction érectile, déficit androgénique, symptôme sentinelle, inhibiteur de la phospho-diestérase 5. Peu de patients consultent leur médecin et seulement une faible partie d'entre eux bénéficie d'une prise en charge thérapeutique, et d'autre part, peu de médecins prennent l'initiative et abordent la question de la sexualité de leurs patients. Il est aujourd'hui nécessaire de bien comprendre la dysfonction érectile et d'amener la prise de conscience de l'utilité de dépister ou en tout cas d'explorer un trouble de l'érection qui peut être le premier symptôme d'une pathologie en cours telle qu'une affection cardio-vasculaire, un diabète, une dépression, une hypertrophie bénigne faible érection due à la prostatite la prostate, un cancer prostatique, un déficit androgénique ou également la conséquence d'une iatrogénie médicamenteuse.

La mise en évidence de troubles érectiles représente donc une excellente opportunité pour effectuer un bilan de santé, car plus d'un tiers des patients ayant une DE ignorent leur problème de santé sous-jacent et les prendre ainsi en charge s'inscrit dans une véritable démarche de médecine préventive.

Il est aujourd'hui nécessaire de bien la comprendre et d'amener la prise de conscience de l'utilité de dépister ou en tout cas d'explorer un trouble de l'érection qui peut être le premier symptôme d'une pathologie en cours telle qu'une affection cardio-vasculaire HTA, coronaropathie silencieuse, dyslipémie, Toutes les enquêtes de prévalence font par ailleurs apparaître une corrélation entre DE et âge : entre 40 et 70 ans le risque relatif de dysfonction érectile est multiplié par 2 à 4 et l'âge seuil semble se situer entre 50 et 60 ans.

Plusieurs études ont confirmé que l'insuffisance érectile était à l'origine d'une importante souffrance chez l'individu qui en est atteint ainsi que chez sa partenaire et ont démontré l'importance du bénéfice apporté par la correction des troubles érectiles [4, 10]. Peu de patients consultent leur médecin et seulement une faible partie d'entre eux bénéficie d'une prise en charge thérapeutique.

Une enquête menée en Italie [13], auprès de Par ailleurs, peu de médecins prennent l'initiative et abordent la question de la sexualité de leurs patients [8, 11]. Contrairement à ce que les patients souhaiteraient, il est rare que le médecin généraliste s'intéresse spontanément à la santé sexuelle de ses patients, même âgés.

Ce que vous devez savoir...

La mise en évidence de troubles érectiles est pourtant une excellente opportunité pour effectuer un bilan de santé avec examen clinique complet du patient et d'éventuelles explorations complémentaires, si nécessairedans la mesure où la DE est souvent le premier signe d'atteintes cardio-vasculaires, d'un diabète ou d'une dépression.

Cet article se propose de discuter l'intérêt d'explorer une DE par rapport à plusieurs grandes pathologies. DE et pathologies cardio-vasculaires La dysfonction érectile est associée à une haute prévalence de maladies cardio-vasculaires occultes. De nombreux patients peuvent présenter une DE comme premier symptôme d'une maladie cardiovasculaire sous-jacente et cette DE doit être considérée comme le signal d'alarme de l'existence potentielle d'une cardiopathie ischémique, non encore diagnostiquée.

La prévalence de la dysfonction érectile est plus élevée lors de cardiopathie notamment ischémique et de pathologie vasculaire périphérique.

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La dysfonction érectile est donc un marqueur cardio-vasculaire et un signal d'alerte. Une autre population de patients avec DE a été suivie à la fois par des urologues et des cardiologues.

Une hyperlipidémie est fréquemment retrouvée chez les patients présentant une DE. En cas de troubles vasculaires périphériques dus à l'artériosclérose, les patients vont présenter en premier lieu une DE en raison de la plus grande sensibilité de la vascularisation pénienne à toute modification hémodynamique, même mineure.

On sait aujourd'hui qu'à partir du moment où la symptomatologie clinique de la cardiopathie ischémique apparaît, le patient avait présenté des signes d'une DE depuis au moins déjà 3 ans. Il paraït donc évident que la DE représente un des premiers signes cliniques évidents de l'existence d'une pathologie vasculaire sous-jacente beaucoup plus diffuse.

La DE est donc ce que l'on pourrait appeler "la partie visible de l'iceberg" [18]. Ces constatations permettent à certains de suggérer que les cardiologues sont directement impliqués dans la prise en charge des patients ayant des facteurs de risque cardio-vasculaires et se plaignant de troubles érectiles afin d'évaluer le risque de pathologie cardiovasculaire sous-jacente [26]. DE et diabete Le diabète de type II est une maladie généralement d'évolution silencieuse, faible érection due à la prostatite souvent 9 à 12 ans après son début, qui rivalisera bientôt avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires en terme de coût et de souffrance.

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Les complications liées au diabète peuvent apparaître dès le début de cette maladie mais rester silencieuses pendant de longues années. Malgré une prise en charge thérapeutique extrêmement codifiée et les nombreux traitements du diabète disponibles, il faut insister chez ces patients sur un dépistage précoce de leur maladie, la prévention contrôle de la glycémie et la correction des facteurs de risques associés, car bien souvent les complications du diabète, installées au moment du diagnostic, resteront irréversibles.

D'où la nécessité de rester vigilant et de rechercher l'existence d'un diabète de type II chez tout homme pouvant avoir un signe d'appel. La recherche d'une hyperglycémie permettra donc de diagnostiquer le diabète et de permettre de débuter immédiatement sa prise en charge. Il sera aussi utile de traiter la DE, car les patients diabétiques, et en particulier ceux qui souffrent d'une dysfonction érectile, sont convaincus que la DE a un impact majeur sur leur qualité de vie et qu'elle est aussi importante à traiter que les autres complications associées au diabète, comme par exemple la rétinopathie, les ulcérations plantaires, l'HTA, l'hypercholestérolémie, la migraine et les troubles de provoquer la courbure du pénis de traitement digestion et du sommeil [2].

Le développement des troubles érectiles chez les patients diabétiques est souvent la conséquence de plusieurs mécanismes interagissant entre eux, tailles de pénis optimales pour les femmes que les atteintes vasculaires, les dysfonctions endothéliales, les neuropathies, les déséquilibres hormonaux la prise de certains médicaments.

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A noter que chez des patients diabétiques présentant un déficit androgénique et souffrant également d'une DE, le THS par testostérone permet à la fois de corriger les symptômes liés au déficit androgénique y compris les troubles érectilesde faire baisser le poids surtout la masse grasse et de contrôler les paramètres glucidiques taux du glucose sérique et hémoglobine glycosilée [15].

DE et hypertrophie benigne de la prostate L'adénome de la prostate ou hyperplasie bénigne de la prostate HBP est une tumeur bénigne dont faible érection due à la prostatite prévalence histologique est extrêmement élevée. Tous les hommes porteurs d'une HBP histologique n'en souffrent pas. Une HBP est souvent retrouvée chez les patients âgés se plaignant de dysfonctions érectiles.

Au même titre que d'autres atteintes non tumorales telles que les maladies cardio-vasculaires et la dépression, l'HBP et la DE font partie des pathologies ayant un impact très péjoratif sur la qualité de vie des sujets. Une étude menée par Sells a permis de montrer, grâce au développement d'une échelle de qualité de vie spécifique, que l'HBP entraïnait d'importants retentissements sur la qualité de vie chez les partenaires de patients atteints de cette maladie, avec notamment l'apparition de troubles du sommeil, la peur que leur compagnon ait un cancer, la crainte de la chirurgie et une sérieuse altération dans leur vie sexuelle [25].

HBP et DE apparaissent fortement liés. Une relation claire entre HBP, sévérité des troubles mictionnels et troubles de la sexualité est maintenant admise. Faible érection due à la prostatite troubles de la sexualité sont, dans cette enquête étroitement corrélés avec la sévérité des symptômes urinaires, quel que soit l'âge des sujets.

Ces données viennent d'être confirmées par une enquête internationale menée sur près de hommes âgés de plus de 50 ans [23]. La présence et la sévérité de troubles mictionnels liés à l'HBP sont effectivement des facteurs de risque indépendants de développer une dysfonction érectile ainsi que des troubles de l'éjaculation.

La prévalence des troubles sexuels augmente parallèlement à celle des troubles mictionnels. Il n'existe pas de relation entre les troubles sexuels et la présence ou l'absence d'autres facteurs de comorbidité comme le diabète, l'hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et l'hypercholestérolémie.

Troubles de l'érection : gardez la tête haute

Ces résultats mettent au premier plan l'importance d'évaluer les troubles mictionnels chez les patients présentant une DE ainsi que la nécessité de reconsidérer la sexualité dans la prise en charge des patients porteurs d'une hypertrophie bénigne de la prostate.

DE et cancer prostatique L'AFU recommande un dépistage du cancer prostatique chez l'homme de plus de 50 ans avec le dosage du PSA et un toucher rectal pratiqués systématiquement chaque année [28].

Une DE peut être l'occasion d'interroger et d'explorer PSA un homme encore jeune sans troubles mictionnels et favoriser ainsi un diagnostic précoce. DE, anxiete et depression Dépression et dysfonction érectile apparaissent souvent de manière simultanée, toutefois il est difficile de déterminer la relation causale.

En effet, la DE peut être un des symptômes de la dépression, mais l'angoisse et l'anxiété liées à la DE peuvent précipiter l'apparition de la dépression. L'anxiété joue un rôle majeur dans le développement des problèmes liés à la DE. Les réactions psychologiques ou comportementales face à la DE peuvent conduire à la création d'un cercle vicieux source de conflits et d'insatisfaction.

Cela va diminuer le nombre des actes sexuels, limiter le temps partagé par le couple et entraïner un manque de communication entre les partenaires lors d'une relation. Pour améliorer cet état d'anxiété sexuelle, plusieurs solutions sont possibles : des conseils psychosexuels incluant une explication détaillée des mécanismes de la DE, une réassurance du patient et une proposition de prise en charge, à la fois psychologique et pharmacologique, dans le cadre d'une approche multidisciplinaire [1].

La prévalence des troubles sexuels est importante chez les patients souffrant d'une dépression majeure.

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Ces dysfonctions sexuelles sont rarement prises en charge de manière optimale. Les antidépresseurs majorent bien souvent ces troubles, certaines classes thérapeutiques étant mieux tolérées que d'autres. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine IRS sont souvent incriminés. Les DE associées à la prise de médicaments antidépresseurs peuvent être traitées efficacement par la prise orale d'IPDE5 [19]. A l'inverse, la dépression a souvent une cause sexuelle, même si elle n'est pas toujours mise en avant.

Les patients présentant une Faible érection due à la prostatite sont plus volontiers dépressifs. L'angoisse et la détresse psychologique liées à leurs troubles érectiles peuvent entraïner l'apparition d'une véritable dépression.

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Des recherches sont actuellement en cours pour identifier les liens existant entre dysfonction érectile, andropause et dépression afin d'envisager de nouvelles opportunités pour aborder les différents facteurs de co-morbidité associés à l'âge.

L'association entre dépression, cardiopathie ischémique et mortalité cardiovasculaire est aujourd'hui bien documentée. Les patients souffrant d'une cardiopathie ischémique et qui sont déprimés sont plus enclins à présenter des difficultés d'érection. Pour eux, une tentative de rapport sexuel est souvent plus infructueuse, et compte tenu de l'augmentation de la mortalité cardiaque associée à la dépression, cette tentative risque d'être la cause d'un accident cardiaque majeur.

DE et Deficit androgenique La DE peut être le symptôme inaugural d'un déficit androgénique évoluant déjà depuis quelques temps. L'étude des patients traités montre que le traitement androgénique permet de restaurer la libido et une activité sexuelle satisfaisante. L'amélioration de la sexualité passe vraisemblablement par une intervention sur le désir, car aucun lien direct n'a été retrouvé entre taux de testostérone et qualité de l'érection [16].

Il existe également une amélioration de la qualité du sommeil, une diminution de la fatigue aussi bien physique que psychique, une amélioration de l'humeur, des comportements et de la sensation de bien-être. La mémoire spatiale et verbale s'améliore [5]. La restauration d'un taux physiologique d'androgènes accroït la masse maigre et plus spécifiquement la masse musculaire, réduit la masse grasse, augmente la force musculaire tant au niveau des membres supérieurs qu'inférieurs.

On sait aussi depuis longtemps que l'hypogonadisme est une étiologie possible de l'ostéoporose chez l'homme. La testostérone va relancer la formation osseuse. Ainsi les essais comportant une administration prolongée de testostérone, à doses suffisantes, mettent en évidence une augmentation de la densité osseuse au niveau du rachis lombaire.

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L'androgénothérapie améliore plusieurs facteurs de risque cardio-vasculaires : diminution du cholestérol total et de la fraction LDL même si ceci pouvait être contrebalancé par la diminution de la fraction HDLdiminution de la masse grasse et amélioration de l'insulinorésistance. Au niveau de la sécurité, l'androgénothérapie de l'homme mûr a soulevé beaucoup d'interrogations, liées essentiellement au caractère androgénodépendant du cancer de la prostate.

De fait, ce dernier contre-indique formellement l'instauration ou la poursuite d'une androgénothérapie [22]. En pratique, une évaluation prostatique toucher rectal, PSA, mais pas d'échographie est nécessaire avant de prescrire de la testostérone.

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Ainsi peut être décelé précocement un cancer, même s'il n'est pas possible d'éliminer formellement un cancer infraclinique en particulier en cas de PSA normales hautes. La découverte d'un cancer prostatique au stade de début, pourrait s'avérer particulièrement bénéfique chez les patients présentant une hypotestostéronémie.

Les cancers localisés de la prostate sont plus agressifs chez les sujets en déficit androgénique que chez ceux ayant une testostéronémie normale, et des taux abaissés de testostérone sont associés faible érection due à la prostatite une élévation du nombre de cancers et prédisent une tumeur plus agressive. Par contre, il n'existe aucun argument pour affirmer que l'hormonothérapie favorise la création de nouveaux cancers. Dans la plupart des études épidémiologiques mais pas dans toutesle taux de testostérone plasmatique n'est pas corrélé avec le risque de cancer prostatique [9].

DE et Medicaments Comme nous l'avons déjà vu, une DE peut survenir au décours d'un traitement médicamenteux, mais pouvoir affirmer de manière certaine que des médicaments seraient responsables de la survenue d'une DE est souvent difficile. Certains médicaments incriminés servent déjà eux-mêmes à traiter des pathologies favorisant l'apparition d'une DE : antidépresseurs, psychotropes, antihypertenseurs, hypoglycémiants, vasodilatateurs, antihistaminiques H2, statines et fibrates par exemple.

L'étude Thoms [27] montre que l'effet des bêtabloquants et des diurétiques n'est pas si différent de celle du placebo. D'autres études viennent confirmer le rôle délétère des bêtabloquants, l'arrêt du traitement faible érection due à la prostatite les bêtabloquants pour cause de dysfonction sexuelle ayant été estimé à 1 sur patients traités par an [14].

Conclusion Tous les médecins, qu'ils soient généralistes ou spécialistes se doivent de reconnaïtre l'importance de diagnostiquer et de prendre en charge la DE. D'une part parce qu'une bonne prise en charge permettra d'améliorer l'état psychologique de son patient et de sa partenaire.

Mais aussi parce que d'autre part ces troubles sont fréquemment liés à d'autres pathologies qu'il faudra identifier mais qu'il sera alors possible de traiter, augmentant ainsi la qualité du travail du praticien et sa propre satisfaction. Références 1. Bonierbale M. Boyanov M. Testosterone supplementation in men with type 2 diabetes, visceral obesity and partial androgen deficiency.

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La prostatite, possible cause d'impuissance

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